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La tristesse urbaine: chose la mieux partagée dans nos villes ?

La ville en générale attire du monde. Plusieurs raisons peuvent être évoquées à cela. entre autres, les opportunités d'emplois très diversifiées dans les villes, l'ouverture et l'importance des marchés, les grandes écoles pour les études secondaires et supérieures, etc. Pour la plupart, les gens sont donc amenés à se rendre en ville. Certains avec des objectifs clairs et d'autres juste sous l'effet des mirages (les belles choses qu'on dit de la ville). Pourtant, quand on se promène dans les rues des villes comme Douala et Yaoundé, quelque chose de particulièrement bizarre saute à l'oeil. Les gens sont toujours nerveux. Tous, ou presque tous ceux que vous croisez au passage dans la rue sont nerveux. Les visages froissés, les regards sombres et fougueux. Parfois même, des inconnus vous dévisagent avec aigreur, certains avec convoitise tandis que vous les regardez à votre tour avec méfiance. En gros, les gens en générale dans nos rues sont fâchés. D'où la question:

 

Qu'est-ce qui peut bien expliquer ce paradoxe  entre les attraits de la ville en Afrique et le mécontentement permanent des citadins ?

 

Au regard de ce qu'on observe, la réponse à cette question est loin d'être complexe. Je dirais qu'elle est plutôt simple. La mienne en tout cas. En tout état de cause, les citadins sont déçus par l'offre urbaine. J'entends par offre urbaine toutes les infrastructures, services et commodités qu'une ville doit regorger pour fonctionner harmonieusement. Par exemples: les routes bien faites, les rigoles curées, les eaux usées canalisées et traitées, les ordures ramassées et traitées, les espaces publics nettoyés, les bacs à ordures disponibles, les moyens de transport convenables, de l'eau potable sans interruption, l'électricité constante, les services administratifs et de police accessibles. Plus encore, les parcs publics aménagés.

 

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Route encombrée par des passants dans la ville de Douala

 

Il est évident que tous ces éléments concourent au bien être des habitants s'ils sont vraiment fonctionnels. C'est inévitablement le premier pas à faire pour se projeter vers les villes durables. Ces dernières sont incontournables pour l'avenir de nos villes qui doivent s'adapter aux effets des changements climatiques. Ceci ne peut se faire sans les gens qui sont finalement ce pour quoi les villes existent. Ce sont les hommes qui font les villes. Celles-ci ne peuvent donc pas perdurer avec des gens toujours mécontents, qui s'y sentent rejetés. Les villes africaines ont donc beaucoup d'effort encore à faire, pour d'abord se faire aimer par leurs habitants afin d'assurer leurs survies.

 

 

William Doncheu (M.E)

 

 



26/02/2019
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